Accueil Politique  « Les jeunes, les femmes et les sages, un atout dans la recherche...

 « Les jeunes, les femmes et les sages, un atout dans la recherche de la paix », Ousman Brahim Djouma

350
0
prospectus

Les conflits intercommunautaires sanglants dans les provinces, ont remis en cause la crédibilité de certains administrateurs. Tout de même, certains apportent leur contribution dans la recherche de la paix. C’est le cas du gouverneur de la province du Moyen-Chari, Ousman Brahim Djouma. En marge de la 5ème Conférence des Gouverneurs, il dévoile sa stratégie permettant de jeter les jalons du vivre ensemble.

TNP :Qui est Ousmane Brahim Djouma ?

prospectus

Ousman Brahim Djouma est un soldat de formation ordinaire de l’armée Tchadienne de Moussoro. Donc, avant d’être gouverneur j’étais l’administrateur de l’armée et c’est la chance qui a fait que, je sois désigné comme gouverneur du Kanem par le président du Conseil militaire de transition. En suite, il a renouvelé ma confiance en me nommant de nouveau dans la province Moyen-Chari.

Dites-nous, d’où vient cette stratégie qui vous a permis de stabiliser un tant soit peu votre zone d’intervention ?

Pour moi, ce n’est pas une stratégie, mais plutôt la franchise, l’honnêteté et le travail dans la justice et légalité, surtout le respect d’autrui et la considération de la personne humaine. Simplement par ce que s’il n’y a pas cette population, je ne serais pas gouverneur dans le Moyen-Chari. A cela s’ajoute une obligation d’être un bon collaborateur et défenseur de cette population. Le n Gouverneur ne doit pas prendre partie en cas d’un problème. Le gouverneur est l’employé du peuple et représentant du l’Etat parce qu’il y a une population que le gouvernement considère. Nous sommes délégués auprès de cette population pour nous en occupé. Faire un travail loyalement, car il n’y a pas du miracle. Un gouverneur n’est pas celui-là qui cherche son intérêt ou de prendre défense d’une communauté quelconque.

Comment avez-vous fait pour pouvoir mettre de l’ordre  dans votre zone quatre mois seulement après votre prise de fonction, malgré les événements malheureux que le pays a connu le 20 octobre 2022 ?    

Les acteurs clés de m’a réussite sont nombreux. D’abord nous avons la jeunesse en priorité. Tant que vous avez la jeunesse derrière vous, vous avez aussi la paix et la réussite dans votre mission. Après la jeunesse, il vient le soutien de la femme, car elle est la source de la paix ainsi que les sages de la province qui constitue également un atout efficace pour gouverner. Il faut travailler avec les gens qui sont sur le terrain et c’est ceux-là ou j’ai cités m’a permis de stabiliser la province de Moyen-Chari. Vous savez, la jeunesse, elle a besoin d’être encadré, orienté et guidé par quelqu’un sinon, il n’aura pas une volonté du côté des jeunesses.

S’agissant de l’évenement du 20 octobre dont vous faites allusion, sur ce point, je voudrais remercier le bon Dieu qui m’a permis de gérer cette situation calmement et sagement. J’apprécie en premier lieu le comportement des jeunes. Ils sont bien éduqués et cultivés. Ils cherchent juste ce qui leurs revient de droit et savent comment l’exprimer. Il y a eu quelques arrestations, mais avec le soutien de la population, on a pu maîtriser ces situations. Ce qui fait que, nous n’avons aucune haine envers qui que ce soit. Nous avons l’amour de vivre ensemble et que chaque tchadiens doit s’adapter.

Un autre phénomène et non de moindre est la libre circulation des armes ou encore la détention illégale des armes à feu dans le pays. Quel regard portez-vous sur province ?         

Dans le moyen-Chari il y a des armes qui circulent et comme vous le savez la zone est forestière. Cela n’est pas difficile de saisir toutes les armes par la fouille. C’est pourquoi, nous avons déployé une équipe de désarment qui a pu mettre la main sur 200 armes et qui continuent  toujours à travailler. Il faut savoir aussi que cette zone est frontalière avec la RCA et la République soudanaise. Ceci étant donné que dans cette zone y a assez des armes et difficile à contrôler. Mais nous sommes déterminés à prendre toutes les dispositions pour que ces armes détenues illégalement par les civils soient saisies. On ne peut pas parler de la sécurité et de  la paix quand les populations détiennent illégalement des armes.

La cohabitation pacifique ou le vivre ensemble des filles et fils du Tchad est –elle au beau fixe  dans la province du Moyen-Chari ?

La cohabitation pacifique et le vivre ensemble sont les quotidiens de cette population. Au Moyen-Chari, je peux dire que le vivre ensemble y est  et je demanderais à cette  population de maintenir ce climat fraternel. A toute la population tchadienne, il faut s’avoir que nous sommes créés par le bon Dieu pour vivre ensemble. Nul n’a souhaiter de naître dans une telle ou telle communauté, c’est le destin. Les communautés sont faites pour nous reconnaitre à travers nos diversités culturelles. De même, de nous identifier, mais pas pour prioriser certaines communautés au détriment des autres. Ainsi, j’invite mes frères et sœurs tchadiens d’oublier ce qui ce qui est de religion, mais vivre une vie en tant  que tchadien. Pour le Moyen-Chari, je vous garantis que nous sommes presque arrivés à vivre ensemble.

Interview réalisée par Djérabé Christian

prospectus
Article précédentParité hommes-femmes : une discrimination positive à parfaire
Article suivantTchad: Mousseye Avenir de la Tchiré, encore convoqué!