Le Centre d’étude et de recherches sur la gouvernance, les industries extractives et le développement (CERGIED) en partenariat avec Oxfam organise une campagne médiatique et appui aux activités médiatiques en lien avec la participation citoyenne des jeunes et des femmes. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet : “Renforcement des bonnes pratiques et des mobilisations citoyennes en faveur des politiques publiques adaptées à la réduction des inégalités au Sahel”. Interroger à ce sujet, ce citoyen, Florent Baïpou donne son point de vue et fait des propositions pour faire du Tchad un Etat de droit où la participation citoyenne devient une réalité.
La participation citoyenne est une possibilité qui est donnée dans un régime démocratique aux populations de donner leurs avis, de proposer des solutions et d’exprimer leurs attentes en matière de politiques publiques. Au Tchad, la participation citoyenne balbutie encore en réalité. Parce que les citoyens à la base ne sont pas encore bien informés quant à leurs droits et devoirs et une bonne partie est analphabète. Aussi les cadres qui permettraient aux peuples de pouvoir suggérer des solutions aux problèmes auxquels ils font face ne sont pas assez nombreux. C’est beaucoup plus l’élite ou bien les politiques qui de temps à autre se retrouvent pour décider d’une telle ou telle autre chose. Mêmes les personnalités qui sont censées représenter cette population se focalisent sur leurs intérêts et du coup, elle n’est pas prise en compte par ceux qui décident à leur place. Faites seulement un tour dans les villages et campagnes, vous allez constater que l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’alimentation et aux petits besoins primaires qui sont connus de tous est négligé. On peut simplement dire que la voix de cette population n’est pas entendue au plus haut niveau. S’il y a eu des cadres où des gens ont de fond en comble touché du doigt les besoins de la population, il y aura un changement. Mais, Il faut se dire que, les besoins de la population sont enregistrés et classés dans les tiroirs. C’est ce qui fait beaucoup juge inutile de parler quand ils en ont l’occasion.
D’ailleurs, est ce qu’il y a même une réelle volonté politique de voir la population participer à la prise des décisions qui la concernent? Les gens ont déjà leur plan d’action, leur politique, leur programme et leur intérêt. Ainsi, même, les projets qui se réalisent dans la plupart des cas se font sans une bonne étude de faisabilité, et du coup, ils ne répondent pas aux attentes de la population. Véritablement, on nous parle régulièrement de la participation citoyenne, mais en réalité elle n’a pas encore démarrée au Tchad. Il faut d’abord multiplier des cadre où les différentes couches sociales pourront s’exprimer mais avant la sensibilisation est capitale. Chaque fois qu’il y a des propositions venant de la population, il est très important qu’elles soient prises en compte et mises en œuvre pour l’encourager et gagner sa confiance. Aussi, il faudrait que, ses projets répondent à leurs attentes. Sinon, au Tchad, la participation citoyenne à du chemin à faire. Je pense que, c’est un facteur de démocratie durable, si les gens à la base connaissent leurs droits et devoirs afin de participer aux affaires publiques de leur pays, ce serait très bénéfique. Nous sommes dans une jeune démocratie, il faut que les gouvernants prennent en compte les avis de la population pour faire en sorte que, le progrès soit évident. Mais quand on néglige cet aspect, le pays prend un coup et, ce n’est pas en faveur du développement durable tant souhaité.
Djérabé Christian




















