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Tchad : « A N’Djamena comme en provinces, il y a eu silence radio »,  Mekondo Sony, président de l’URPT

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Après deux jours d’arrêt de travail, les radios membres de de l’Union des radios privées du Tchad (URPT) reprennent les activités. Tchad Net Presse  a rencontré à cet effet  le président de l’URPT Mekondo Sony qui dresse le bilan de ces deux jours de grève.

TNP : Votre organisation  a  demandé à ses membres d’observer deux jours d’arrêt de travail (du 8 au 9 mai 2023) pour protestation contre  le refus des autorités de donner des informations  autour de la pénurie du carburant au Tchad, que peut-on retenir du résultat?

Président de l’URPT : Merci pour la question,  d’emblée je dis que le bilan est positif parce que les radios membres d l’URPT ont observé scrupuleusement le mot d’ordre d’arrêt de travail de deux jours lancé pour protester contre le refus des autorités de donner des informations  à propos de la pénurie du  carburant au Tchad et de l’énergie. A N’Djamena comme en provinces, il y a eu silence radio. Le patronat de la  presse a soutenu l’URPT dans cette action. Au fait, nous , hommes de médias, avions eu l’alerte dès le début du mois d’avril comme quoi la population tchadienne fera face à une pénurie de carburant dans les jours avenirs par ce que la raffinerie de Djarmaya serait en travaux alors beaucoup de journalistes ont essayé de se rapprocher du ministre du pétrole et de l’énergie pour des informations fiables pour pouvoir fixer les citoyens,  malheureusement  le ministre  avait effectué un voyage à l’extérieur du pays. Le directeur de cabinet du ministre du pétrole et de l’énergie a rassuré, quelques jours après, sur les réseaux sociaux qu’il n’y aura pas de pénurie de carburant. La pénurie dont les gens font allusion est une fausse rumeur. Trois semaines après, nous avons constaté qu’il n’y a  pas carburant dans les stations-services  et le prix  du carburant venu du l’extérieur du pays a augmenté, c’est pour cette raison que l’URPT a pris la décision d’appeler ses membres à un arrêt de travail pour manifester son mécontentement. Quand le premier ministre de transition Saleh Kebzabo dit que la maintenance de la raffinerie prend fin le 23 mai  et le ministre du pétrole et de l’énergie Djerassem le Bemadjiel parle du 18, alors qui croire ?  Le premier ministre ou et le ministre du pétrole. Et quand les journalistes cherchent à obtenir des bonnes et vraies informations à mettre à la disposition des  citoyens, ils fuient  et c’est  après qu’ils racolent. Ce n’est pas du tout responsable.

Vous avez dit que toutes les radios, membres de l’URPT ont observé scrupuleusement le mot d’ordre de grève pourtant certaines radios de la capitale ont émis durant ceux deux jours de grève?. 

Celles qui ont émis,  ce sont celles qui ont évoqué la question de contrat avec les partenaires, et on ne les condamne pas. De toutes les façons, elles ont assuré quand même le service minimum. C’est à dire que  le programme n’a pas été exécuté dans sa totalité. Ce qui importe, c’est que nous sommes parvenus, même si les autres ne nous ont pas compris, à manifester notre mécontentement contre  la fuite de responsabilité des autorités quand il s’agit d’éclairer la lanterne de la population sur un sujet qui les consterne  donc nous disons que c’est une réussite.

Il n’y a pas déficit de communication à ce niveau ?

Nous n’avons pas précipité les choses. C’est depuis le 4 avril 2023 que nous avons donné l’alerte. Nous avons tenu la réunion avec tous les responsables des radios donc tout le monde est au courant de la décision. Ce n’est  pas de gaieté de cœur que  nous avons décidé d’aller en grève, c’est pour  l’intérêt de tous.

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